Toby or not toby, Tiers Monde le phénix

Après des années dans le duo Bouchées Doubles, Tiers Monde débarque en solo avec son premier album, Toby Or Not Toby. De son enfance au Havre, en passant par sa passion pour les jeux vidéo ou son engagement chez Din Records, on est revenu sur une renaissance. Tiers Monde le phénix. 

Par @MatthieuBidan

tiers-monde-black-to-the-future
Avant de t’appeler Tiers Monde, ton surnom c’était Pad. Ça vient d’où ?

Je suis un gros joueur de jeux vidéo depuis longtemps. Quand j’étais petit, je n’avais pas de console chez moi donc je jouais pas mal à Street Fighter sur Super Nintendo chez un pote. À force de traîner chez lui, mes potes disaient : « Oh il joue comme un joypad, c’est un joypad ! On va t’appeler Pad. » Et ensuite, c’est resté et j’ai commencé à rapper avec ce nom.

Comment es-tu passé de Pad à Tiers Monde ? 

C’est une prise de maturité. Pad, c’est vraiment quand j’étais jeune. Mais suite à un voyage sur mes terres d’origines, au Sénégal, j’ai vu qu’il y avait des choses plus importantes dans la vie que les jeux vidéo. Ça m’a fait me repositionner en tant qu’artiste. A partir de là, j’ai adopté un nouveau discours. La musique est un bon vecteur pour faire passer des messages. C’est pour ça que j’apporte une grande importance au discours, au lieu de ne parler que de jeux vidéo et de mangas.

Tu as grandi au Havre, ça ressemblait à quoi ?

Oui, au quartier du Mont-Gaillard. C’était une enfance assez calme. J’ai été préservé de pas mal de choses qui se passaient autour de moi. On a eu des expériences de disparitions … Des tragédies assez jeunes. La musique était un exécutoire. J’ai eu l’enfance d’un jeune banlieusard lambda. Il ne faut pas croire que tous les jeunes de banlieue ont une kalash et dealent. Je crois que c’est même pas 3% de chaque quartier.

Ça a changé quelque chose pour toi d’être au Havre plutôt qu’à Paris ? 

Non, ce n’était pas important quand on était petit. Par contre, c’est clair que c’est important dans la musique. Au Havre, on est un peu en dehors du game, ça nous permet de pas être dans les histoires de clahs ou tout ce qui est ragôts, potins parisiens. Après, dans la vie de tous les jours, tous les HLM du monde sont à peu près les mêmes. Il y a des portes de sorties mais c’est à toi de les repérer.

Comment tu as commencé le rap ?

C’était pendant mes années collèges. Chez moi, il y avait ceux qui jouaient au foot, ceux qui faisaient du basket et ceux qui rappaient. Moi j’ai fait du rap parce que les gens qui me servaient d’exemple dans le quartier rappaient aussi. C’est le cas de Salsa.Il est maintenant gérant et directeur artistique de Din Records. Ça a toujours été un grand frère pour moi. J’’ai eu de la chance, il m’a tiré vers le haut.

Il ne faut pas croire que tous les jeunes de banlieue ont une kalash et dealent.

T’écoutais quoi à cette époque? J’écoutais pas mal le Wu Tang. En France, y’avait La Cliqua, 2 Bal 2 Neg, c’était vraiment des groupes qui avaient une grosse culture de l’écrit. Ils donnaient l’amour de l’écriture. Dans le premier album d’Oxmo Puccino, il y avait aussi un amour de la langue française.  Aujourd’hui c’est différent, on est plus dans l’amour de l’argot que dans celui de la langue française.

Ca fait maintenant plus de dix ans que tu rappes, pourquoi sortir un album solo seulement aujourd’hui ?

Ma carrière solo a vraiment commencé il y a trois ans avec Black to the Future. Mais avant j’étais déjà au travail. Après la fin de Bouchées Doubles (ndlr. son duo avec Brav), il y a eu une période d’adaptation. Je m’étais habitué à lâcher un 16 mesures et c’était fini. Maintenant il faut que je sorte trois 16 ou deux 24, c’est plus long. Ça demande plus de travail.

 

 

Comment tu as vécu ce passage entre Bouchées Doubles et ta carrière solo ?

C’est un défi pour moi, ça permet de repousser ses limites. On est des compétiteurs, se mettre des barrières pour pouvoir les franchir. C’est beaucoup plus de travail, d’approfondissement dans les textes et dans les idées.

Musicalement, on a l’impression qu’il y a une évolution, notamment par rapport à Apartheid, le dernier album de Bouchées Doubles …

Par rapport à Apartheid, oui et non. L’idée c’était vraiment de retourner vers ce qu’on faisait avec Bouchées Doubles. Musicalement, tu retrouves pas mal de samples, des mélodies … Y’a une chose que les rappeurs oublient trop souvent, c’est que le rap est avant tout une musique. C’est pour ça qu’on a décidé de laisser pas mal de place à l’instru’ dans les morceaux, par exemple dans Peur de décevoir, Minorité ou Négritune. On rappelle aux gens que le rap est une musique. Il faut leur laisser le temps de cogiter, de gamberger sur les morceaux. Je kiffe quand je suis dans ma voiture et qu’il y a une instru’ mélodique, je pars dans mes pensées. On a offert ça sur pas mal de morceaux de l’album.

IMG_5060

C’est Proof qui a signé toutes les prods de l’album.

Oui, c’est une pièce maitresse du label. Il a une énorme capacité d’adaptation par rapport aux artistes avec qui il travaille. Ce qu’il fait avec moi est différent de ce qu’il peut faire avec Médine, Brav ou Alivor. C’est un couteau suisse, un caméléon. Ça nous enlève pas mal de barrières artistiques. Si je lui demande de la bossa nova, je n’aurai pas à m’en faire …

Comment ça se passe concrètement le travail avec Proof ?

Ça dépend. Parfois j’arrive avec une Face B, un morceau que j’ai entendu d’un artiste américain, une chanson d’Ennio Morricone … Je lui dit  » Ça ça tue ! Viens on travaille sur ça « . Parfois c’est lui qui me fait des propositions. On se cantonne pas à un process, on a plusieurs manières de travailler.

Dans ton album Toby or Not Toby, le thème principal est l’esclavage. Mais comme on le découvre en écoutant l’album, tu ne parles pas seulement de l’esclavage des Noirs, mais aussi de l’esclavage moderne. Par exemple, on t’as vu cramer une sneaker sur Booska-P

Aujourd’hui il y a plein de formes d’esclavages. Les sneakers ça reste un code et une idée pour plaire à une certaine partie de la population. Mais je parle aussi d’esclavage au travail. Certains boss parlent à leurs employés comme des chiens. Ils leur mettent une pression de dingue. Le symbole de la sneaker, c’est parce que je suis un artiste de rap et que je parle à mon public. Mais l’idée justement, c’est de les amener à d’autres sujets plus graves qui sont en corrélation.

Un rappeur à la Sorbonne, c’est un petit trophée pour le rap.

C’était quoi le message derrière ce cramage de sneaker ?

L’idée c’est de montrer que j’essaie de m’en libérer. Mais quand je fais ça, j’ai une autre paire aux pieds. C’est vraiment le cercle vicieux. C’est pour ça que je suis dans une réflexion. Le fait d’en parler, c’est déjà un premier pas pour s’en libérer. On commence par la dénonciation et après on tente de s’en sortir ensemble.

Il y a quelques jours, tu étais à la Sorbonne pour la commémoration de l’abolition de l’esclavage. Comment tu as vécu ce showcase dans un amphithéâtre ?

Même si le côté élitiste ne me plaît pas trop, c’est clair que c’est valorisant pour le rap, pour ma musique en générale. Un rappeur à la Sorbonne, c’est un petit trophée pour le rap.


sorbonne - copie
Un père de famille t’as interpellé sur ton nom ce jour-là. ll ne comprenait pas que tu t’appelles Tiers Monde alors que tu rappes presque exclusivement pour des Français ?

Mon nom, c’est un pense bête. Quand j’arrive devant toi et que je te dis que je m’appelle Tiers Monde, t’as direct dans ton inconscient tout ce qui touche aux peuples les plus démunis du monde, l’Afrique, l’Amérique du Sud ou l’Asie. C’est vrai que je rappe pour des Français puisque la langue français est une barrière. Je ne maîtrise pas l’anglais, l’espagnol ou le chinois qui sont les vrais langues parlées dans le monde. Donc je commence à prêcher pour les gens qui sont autour de moi. Et si ça prend, j’irai prêcher ailleurs …

D’ailleurs, dans Peur de décevoir, sur ton album, tu dis connaître  » moins le bled que Luffy et Naruto « .

C’est justement un des reproches que je me fais à moi-même. Si tu me demandes l’histoire de Naruto, je peux te l’expliquer de A à Z. Mais l’histoire de mon pays, je vais t’en parler de A à M, je n’ai pas la même maîtrise.

Est-ce que finalement, c’est pas un peu ambitieux de s’appeler Tiers Monde quand on rappe pour des Français ?

Ambitieux non, mais ça me donne de l’ambition. En voyant mon nom, ça me motive, ça fixe des objectifs. Je suis dans un cadre. Quand tu t’appelles Tiers Monde tu ne peux pas dire n’importe quoi.

Pendant la conférence, tu as aussi expliqué qu’avant de faire cet album, tu commençais à être  » aigri « . Tu peux nous expliquer ?

On va pas se mentir, quand je vois tout ce qui à trait à l’esclavage, ça me touche. Après il faut savoir maîtriser ses émotions, les canaliser. Mais quand ça tombe tous les jours, tu n’es qu’à un pas de tomber dans la haine. Moi, dieu merci, je ne suis pas tombé dans la facilité. A mesure que j’avançais dans l’album, je me suis rendu compte que ce n’était pas une catégorie de personnes qui était mauvaise mais l’humanité entière qui pouvait avoir de mauvais penchants.

Quand tu t’appelles Tiers Monde tu ne peux pas dire n’importe quoi.

Tu penses que certaines personnes pourraient mal interpréter tes paroles ? Par exemple le morceau Négatif où tu listes toutes les grandes inventions faites par des Noirs.

Dans le morceau Négatif, l’idée est de galvaniser la communauté noire en Europe. C’est vraiment sans haine de l’autre. C’est pour ça que je dis :  » J’ai pas dit qu’on pouvait se passer des autres, mais les autres en tout cas ne peuvent pas se passer des nôtres.  » Clairement, on ne peut pas se passer des autres. Le but est de motiver la communauté afro-européenne, de se dire  » Oh ! Même si on doit taffer deux fois plus que les autres. Faut peut-être arrêter à un moment de se plaindre, le faire !  » Si une génération taffe deux fois plus, ça profitera à celle qui va suivre.

 

 

Avant d’atterrir à la Sorbonne pour un showcase, tu as du passer par les bancs de l’école. Tu étais quel genre d’élève ?

J’ai un bac + 2. J’ai fait un BTS assistant de gestion, rien à voir ce que je fais aujourd’hui. Ça se passait plutôt bien. L’Histoire, le Français, ce sont des matières que je kiffais. J’ai eu de la chance d’avoir des profs qui m’intéressaient plutôt pas mal. Je pense que l’éducation nationale doit intéresser les jeunes aux choses qui les intéressent et pas l’inverse. Ils n’adaptent pas du tout les programmes à ce que les jeunes aiment. Je me souviens par exemple, j’avais un prof de Français qui s’appelait Monsieur Gomes. Il nous avait ramené des textes d’IAM à l’école. Et là, tout de suite, j’étais à fond dedans ! Si tu ramènes des textes de rappeurs aujourd’hui, je suis sûr que les petits vont accrocher. Après, il va falloir bien trier parce qu’il y a beaucoup de vulgarités … Mais il y a quand même des choses à faire, que ce soit avec la musique ou l’Histoire. Ce qui est intéressant aussi, ce sont les sorties scolaires. Quand j’ai été au mémorial de Caen, ça ma touché. Malheureusement, il n’y a plus forcément les moyens de faire ça.

Puisque tu viens de parler d’Histoire, tu l’évoque dans le freestyle Keny Arkana.  » Je m’en tamponne de l’histoire des rois de France qu’on couronne, j’suis sensible qu’au massacre de Thiaroye « . Tu t’en fous de l’Histoire de France ?

Au contraire, c’est une matière qui m’a toujours intéressé mais il faut savoir lire entre les lignes. Il faut être conscient que la version de l’Histoire qu’on a en France, c’est celle des vainqueurs. Forcément, c’est embellie, épurée de tout ce qui est massacre. Quand t’es dans le circuit scolaire, tu as cette version là. Mais quand tu fais des recherches, que tu regardes des reportages à la télé, tu te rends compte qu’il y a des choses que tu n’as pas appris, que tu dois compléter. A l’école, tu as la version du procureur. Ensuite, c’est à toi de découvrir celle de la victime ou de l’accusé.

Y’a un côté quasi-didactique dans ta musique. Par exemple, pourquoi tu tiens à sous-titrer tes clips ?

Je veux être sûr d’être bien compris, un peu à l’instar de ce que peut faire Rap Genius. Je ne veux pas qu’il y ait de malentendus. Dans le rap, comme le flow varie, certaines personnes ont du mal à tout comprendre. Orienter les gens sur le discours, c’est une chose très importante. J’aime bien donner aux gens toutes les chances de ne pas se tromper. Moi qui suis un gros fan de rap américain, je kiffe quand je vois des clips sous titrés. Comme le rap c’est une langue à part entière, si tu n’es pas initié, ce n’est pas évident.

Puisque tu parles de rap américain, tu écoutes quels artistes en ce moment ?

Je suis un gros fan de Kendrick Lamar, Kanye West et Jay-Z. Kendrick a un univers accrocheur et attrayant. Il a une manière d’écrire qui m’intéresse beaucoup. Jay-Z et Kanye, c’est des piliers du mouvement. Ils me fascinent. Ce sont des gens qui ont changé le rap américain deux trois fois dans leurs carrières. A partir de là, tu ne peux que t’en inspirer. Après, c’est vrai qu’ils ont un côté extravagant mais comme disent les entraîneurs :  » c’est le côté extra sportif « . On s’en fout.

le tiers

C’est quand même un peu à l’opposé de l’image du label Din Records, non ? 

En culture de musique afro, j’ai l’impression que l’artiste est obligé d’être extravagant pour être bon. James Brown était extravagant, Michael Jackson était extravagant. Aujourd’hui t’as Kanye West, il faut s’y faire. C’est pas parce qu’il est comme ça qu’il est dépourvu de talent. D’un côté, il se marrie avec Kim Kardashian qui est dans le people. Mais de l’autre, quand il sort son single New Slaves, la première phrase c’est : « Ma mère a grandi dans un pays où les noirs et les blancs étaient séparés dans les bus« . Moi ça me parle ! Il a eu de l’audace avec cet album. Rien ne le forçait à écrire ça.

T’as kiffé Yeezus ?

Non, clairement ce n’est pas une réussite. Quoique (il hésite) … sur dix morceaux y’en a quand même quatre qui sont pas mal en vrai. Mais les premiers morceaux sont tellement repoussants que tu passes à autre chose.

Pour revenir sur ton actu’, il n’y a pas de featuring avec Médine sur Toby Or Not Toby. C’était volontaire ?

Oui, je cherche à marquer ma propre identité musicale. Médine est quelqu’un qui prend énormément de place. Je voulais même invité d’autres gros artistes comme Youssoupha ou Disiz, mais je ne l’ai pas fait parce que je voulais avoir mon univers, ma bulle. Commencer par montrer au public mon identité musicale et après amener d’autres gros artistes sur d’autres projets. Par exemple, sur mon prochain album qui s’appellera No Future, il y aura sûrement beaucoup plus de featurings et des collaborations avec la Panther.

Donc ce n’était pas une peur d’avoir trop de concurrence sur ton album ?

Non, non, moi je n’ai pas du tout peur de ça. Au contraire ! Quand t’es dans le rap, t’as un côté compétiteur, faut pas se le cacher. Après il faut faire attention, ça peut rendre fou. Si t’es toujours là en train de dire,  » Oh lui il a fait mieux que moi, il a vendu plus que moi « , ça peut vite te rentrer dans le coeur. Nous on essaie d’éviter tout ça, de rester sain. Mais on a quand même le côté compétiteur genre :  » Je vais faire ce flow là comme ça il va pas pouvoir me suivre « . Tant que ça reste positif c’est bien.

Tous ceux qui critiquent Soprano, je les invite à venir kicker sur un morceau avec lui, ils repartiront les pieds devant.

Y’a quand même Soprano sur l’album. Vous vous connaissez depuis longtemps ?

On se connaît depuis très longtemps. Je l’ai pas tous les jours au téléphone mais on se connaissait même avant le rap. Si je l’appelle pour un morceau, je sais qu’il va répondre présent tout de suite. C’est quelq’un de très serviable. En plus c’est un kickeur fou ! Tous ceux qui critiquent Soprano pour ses choix de carrière, je les invite à venir kicker sur un morceau avec lui, ils repartiront les pieds devant.

Y’a d’autres rappeurs avec qui tu aimerais collaborer ?

Depuis longtemps, je voulais faire un morceau avec Youssoupha et avec Disiz. Donc je viens de le faire avec 5 minutes a slave. Maintenant, j’aimerais bien faire un feat avec Deen Burbigo, avec Niro aussi. Alors que ça n’a rien à voir avec ce que je fais. Malgré tout, Niro a un univers qui me parle. Je trouve qu’il a moins le côté violence gratuite que d’autres. Ça me fait penser à Ideal J. C’était très violent dans les propos, mais c’était justifié. Ça faisait TA-TA-TA et ils balançaient une insulte. Je retrouve un peu ce côté dans Niro même si parfois c’est un peu trop. Je ne veux pas avoir ce côté rappeur  » conscient  » qui reste dans son coin et prêche aux convaincus. Il faut aller à la rencontre des autres publics, sinon c’est égoïste.

Quand tu parles de violence gratuite, tu penses à qui ?

Personne en particulier. Moi je préfère pas parler des autres artistes parce qu’ils ne parlent pas de nous. Ou alors, quand ils parlent des rappeurs  » conscients  » ou à texte, ils en parlent mal.

Tu te mets dans la case des rappeurs  » conscients  » ?

Je me mets dans aucune case. C’est ça ma particularité. Je suis déjà dans un label très engagé donc j’ai pas besoin de me mettre dans une cage. Les gens savent déjà ce que va être mon discours donc je m’autorise des petites fantaisies de temps en temps.

Dans ton freestyle Affront national, sorti entre les deux tours des municipales, tu expliques que ton choix c’est de refuser la politique. Est-ce que c’est pas paradoxal de se dire engager tout en refusant l’engagement sur l’échiquier politique ?

Le morceau est né de tout ce qui a été dit dans la presse par rapport à l’abstention. T’avais l’impression que tous ceux qui n’avaient pas été votés étaient des grosses merdes. Même dans les gens qu’on croisait :  » Ouè mais c’est à cause de ceux qu’ont pas voté que lui il est passé !  » Et moi je disais :  » Mais nan ! C’est justement le rôle des politiques de motiver les gens pour aller voter « . Si le mec il t’amène un programme qui ne te parles pas, tu ne vas pas voter pour lui. C’est clair et net. Le morceau faisait aussi suite aux propos de Manuel Valls sur les  » blancos « . Ca m’a donné un peu de veine. Aujourd’hui t’as l’impression d’être trahi par la gauche quand ils peuvent avoir des propos de droite. Ils font passer des choses futiles pour la priorité. Ce que veulent les gens, c’est du travail et de la reconnaissance.

Dernière question, passage obligé, ça veut dire quoi Molo Bolo?

Molo Bolo, ça veut dire Molo Bolo, tout simplement (rires).

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s